Bonjour a tous, je suis Renard la Paville, enfin, c’est comme ça qu’on m’appelle, je tiens a garder l’anonymat, car ce que je veux vous raconter pourrait me nuire, alors a ceux qui se rappellent de moi, ce serait bien qu’on en reste à de bons souvenirs. J’ai beaucoup a vous dire, et un blog est pour moi la seule solution pour pouvoir m’exprimer sans retourner à l’hôpital, ou personne ne m’écoute, ou même ne me laisse dire un mot. D’ailleurs je m’en fout qu’on m’écoute, j’ai juste besoin de parler un peu, de faire le point sur mon histoire, qui dure depuis 37 ans maintenant.
Je vous écris avec mon portable, dans ce parc ou j’ai passé tellement d’heures de mon adolescence, j’écris sur un banc de pierre face a la mer, à ma droite il y a la tour st-nicolas et à ma gauche il y as la vielle battisse de la douane où jai jamais vu personne entrer.
Je suis très attaché à ce lieu qui représente le peu de bonheur qui reste gravé dans mes souvenirs, mais aussi il représente le début de tout mes délires, mêmes ceux dont je rougis aujourd’hui, mais commençons par bien me présenter, sans trop de détails. Je suis né je ne sais trop quand en 1951, je dis je ne sais trop quand car mon père disais que dans les valeurs familiale, les anniversaires n’étais réservés qu’au prophètes ou je ne sais plus trop, et donc je n’ai jamais su quand je suis né. Il m’a seulement dit que je suis tombé du ciel en même temps que feuilles mortes.
Ici je ne parlais pas du prophète Mahomet ni d’un quelconque barbu de l’ancien testament mais bel et bien du shamael,le demon incompris, le sorcier du désert. Ma mere ? Elle est morte en couches,en fait je l’ai tuée, je tardais a venir au monde, je me retenais et en me retenant je lui ai déchiré les entrailles et elle est morte au bout de son sang en me mettant au monde.
Mon père n’a cessé de me le reprocher toute ma jeunesse et jusqu’à sa mort, et ça sans aucune doigté aucune. Je n’ai jamais eu de gosses, je ne peux donc pas juger, mais cela m’a beaucoup troublé. Je vais me contenir, et ne pas trop vider mes émotions ici en vous perdant dans un ramdam émotionnel, et continuer sur la voie ou j’étais. Il ne me reste très peu de souvenirs de ma “tendre” enfance, mais je peux vous en dévoiler quelques uns. Le premier remonte à quand j’étais sur le bateau de mon père, je devais avoir a peine 4 ans, avec sa nouvelle femme que j’ai pas connu, car il était toujours amouraché dans ses bras. J’étais en train de jouer avec des amarres qui traînaient dans le cockpit, pendant qu’ils s’amusaient sans moi, comme à tous les jours et tous les soirs. Mais cette folie n’a duré que jusqu’à mes 4 ans, où il s’est fait laissé pour un autre titi. Il ne l’a jamais digéré, il me disais toujours, même 10 ans après, qu’il allait le tuer. Quand je répliquais, il me donnais une leçon en disant que c’était ma faute.
Par la suite, le souvenir le plus fort de mon enfance a un rapport direct avec ce dont je veux vous parler ici. C’était aux alentours de mes 11 ans, peut être même 10. Je m’étais fait un copain gitan, en fait ce n’était pas tout a fait un gitan mais bien plutôt le fils d’un forain. A cette époque j’habitais à La Rochelle dans un petit appartement miteux avec mon père, au dessus d’une cave a vins sur la rue St-Nicolas.
Les gitans n’étais pas mieux vus dans ces années là, si ce n’est pas moins. Mon père me disait que je ne pouvais pas compter sur un “rom” et qu’ils allaient dévaliser la maison. Dévaliser quoi ? Je n’avais même pas de jouets, il n’y avait que des trucs Celtiques sans valeur à mes yeux, c’est qu’à 10 ans, on ne pense qu’a ses pieds, même si on aime purement le pire des salauds qu’il se fait comme père. Ce gitan, étais ce qui se rapprochais le plus de moi dans ce monde, et qui me comprenais. Il avait 5 ans de plus, et ne parlais pas français, donc on jouais à la marelle et au cerceau, en se parlant comme si on se comprenais, et je peux vous dire que peu de mots suffisait pour se sentir compris. Finalement, le camp forain a dû bouger, et nous se quitter. Ce fut mon premier, mon meilleur et mon dernier vrai ami que j’ai eu. Après mes dix ans, tout mes souvenirs s’éclairent, mais là le soleil se couche, je ne vois même plus la tour de richelieu, donc signe pour moi de partir. Je reviendrais vous écrire demain, si le temps le permet, car j’ai eu de la chance pour ma première journée, de pouvoir écrire dehors, au mois de février à La Rochelle…